Photographe à Aix en Provence. Je me déplace dans toute la région PACA et dans toute la France. Photos famille, grossesse, naissance, mariage, corporate, paysage…
C’est sur le domaine du Vallon noir, sur la commune de Pourrières que ce couple a décidé de s’unir devant leurs proches venus des quatre coins du monde.
Le marié connait bien le coin avec sa famille, dont la Sainte-Victoire. L’une des tables en porte d’ailleurs le nom.
Et surtout… Nous avons sur ce domaine une vue magnifique : la Sainte-Victoire d’un côté, le Mont Aurélien de l’autre.
Les mariés ont opté pour une cérémonie laïque en France, à Pourrières, loin de leur habitation, mais dans un lieu qui leur est cher, qui leur parle, et qu’ils souhaitaient faire découvrir à leurs proches.
La cérémonie a été orchestrée en anglais et en français.
Une cérémonie forte en émotions pour les mariés et leurs familles.
La météo ce jour-là était superbe, après de grosses pluies le matin, jusqu’en début d’après-midi, nous avons pu bénéficier de belles couleurs d’un ciel semi orageux.
Un livre d’or est sur place sur l’exposition : La Sainte-Victoire, de l’ombre à la lumière.
Vous aussi, n’hésitez pas à mettre un petit mot.
Les photos de l’exposition
Chaque tirage est numéroté, daté (date de la prise de vue et date du tirage) et signé.
Vous trouverez ci-dessous les photos présentes sur l’exposition.
Les tarifs des photos exposées
Toutes les photos exposées sont à la vente en commande sur différents formats. Les tirages sont faits avec impression UV sur support PVC 3mm avec un châssis en bois. 20×30 cm : 95 euros TTC (frais de port compris) 30×45 cm : 130 euros TTC (frais de port compris) 40×60 cm : 200 euros TTC (frais de port compris) 50×75 cm : 350 euros TTC (frais de port compris) 60×100 cm : 450 euros TTC (frais de port compris) Autre format : sur demande
Exposition au Château de la Galinière à Châteauneuf-le-Rouge
Les photos de l’exposition « La Sainte-Victoire : de l’ombre à la lumière » sont exposées du 2 au 22 décembre 2023 à la boutique du Château de la Galinière sur la commune de Châteauneuf-le-Rouge.
Le Château de la Galinière est un domaine au pied de la Sainte-Victoire, près d’Aix-en-Provence. Des vignes s’étendant sur 40 hectares avec 100% d’agriculture biologique. Un superbe lieu à découvrir.
Samedi 16 décembre, de 10h à 16h, je serai présente au domaine pour vous présenter mon exposition et mes photos, ainsi que pour échanger avec vous. Lucie du Château de la Galinière pourra vous faire déguster des vins du domaine et échanger avec vous également.
Exposition à la Croisée des arts de Saint-Maximin la Sainte-Baume
Une exposition dont le vernissage a lieu le 16 juin 2023 à 18h30 à la Croisée des arts de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Cette exposition restera en place jusqu’au jeudi 29 juin 2023.
Tous les tableaux peuvent être commandés, n’hésitez pas à me contacter pour plus de renseignements. Cet article sera mis à jour au fur et à mesure avec les photos présentes sur l’exposition.
Merci aux contributeurs qui ont participé à la campagne Ulule et m’ont permis de monter cette exposition. La campagne Ulule continue, dans l’espoir de pouvoir reverser une partie à l’association les Amis de la Sainte-Victoire qui œuvrent pour la restauration et l’entretien du Prieuré.
Le vernissage de l’exposition
Le vernissage a eu lieu le vendredi 16 juin 2023 à partir de 18h30.
Un merveilleux moment de partage et d’échanges avec une cinquantaine de personnes venues assister à cette première.
Je suis enchantée d’avoir pu partager avec de nombreuses personnes sur l’amour que j’ai pour cette montagne.
Un grand merci aux personnes présentes ainsi qu’à la ville de Saint-Maximin-la-Ste-Baume et à son pôle culturel d’accueillir mon exposition dans leurs locaux et pour toutes les expositions qui y sont présentes tout au long de l’année. C’est toujours un plaisir de pouvoir découvrir le travail de différents artistes.
Fin de l’exposition
L’exposition La Sainte-Victoire, de l’ombre à la lumière est encore en place jusqu’à jeudi soir. Il est encore temps d’aller la découvrir.
Cette photo a beaucoup de succès.
Personnellement ce n’est pas ma préférée, mais elle fait partie de celles que j’apprécie particulièrement.
Prise il y a maintenant un peu plus de deux ans, elle reste néanmoins, comme chaque photo que j’ai pu prendre de cette montagne, le témoin d’un instant particulier. Ce que j’aime dans la photographie, et plus précisément, la photographie de la nature, c’est qu’aucune photo ne peut être identique. Je pourrai monter tous les jours sur les crêtes de la Sainte-Victoire pendant des années, je ne pourrai plus jamais reprendre cette photo telle qu’elle est ici.
Elle est un peu le témoin que chaque instant est précieux et qu’il faut en profiter.
Aix en Provence est connue pour son climat méditerranéen, pas pour se parer d’une robe blanche, même en plein hiver. Les températures sont bien souvent douces, le froid peu présent. Le dernier week-end de février, une vague de froid s’est invitée, accompagnée de neige sur une grande partie du bassin aixois. C’est ainsi que la plupart des montagnes avoisinantes ont commencé à se couvrir d’un manteau neigeux dès le dimanche soir.
Des photos d’Aix en Provence sous la neige
Des photos d’Aix en Provence on en voit beaucoup. Sous la neige un peu moins. Je suis née à Manosque, à quelques kilomètres au nord-est d’Aix en Provence. J’ai vécu quelques années sur la côté d’azur à Antibes. Puis près d’Aix en Provence depuis maintenant 16 ans. Sur plus de 38 ans d’existence, je n’ai pas beaucoup vu la neige… A vrai dire je l’aime à petite dose, à la montagne. Mais quand elle s’invite une journée dans le sud comme ce lundi de reprise d’école pour les enfants, je retourne en enfance et ai envie de m’y allonger, de sauter dedans, de lancer des boules de neige. Chose que j’ai faite ce jour-là ! L’occasion était trop belle pour rater ça. Prendre l’air, faire du sport, marcher, et prendre des photos. Pour ceux qui me connaissent, vous connaissez ma destination…
La Sainte-Victoire à Aix en Provence
La Sainte-Victoire. Encore et toujours. A l’image de Cézanne, je ne m’en lasse pas et la regarde, l’observe, la parcours dans ses moindres recoins. Peu importe l’heure, le jour, le mois, la saison. Elle a toujours de nouvelles choses à offrir et je m’émerveille de tant de beauté au quotidien. Lundi 27 février, elle était sous un beau manteau blanc visible d’Aix en Provence. Mon matériel était prêt depuis la veille au soir. La couverture nuageuse n’était pas l’idéal au réveil, mais la neige en Provence, dans les alentours d’Aix en Provence, c’est bien trop rare pour ne pas se précipiter dans la Sainte-Victoire. Sur la route, l’humidité était bien présente aux alentours de Puyloubier tout comme plus à l’ouest du côté des parkings du Bouquet et de Plan d’Anchois. Lorsque du beau temps est prévu dans la journée, il suffit souvent de monter un peu pour avoir une vue imprenable sur une mer de nuages. Mais ce jour-là, ce n’était pas ce qui était prévu. Mais qu’importe. On ne maîtrise pas la météo. Et tant mieux. C’est ce qui fait et donne encore plus de beauté à ces instants. De l’imprévu. La magie de l’instant. Pour profiter de ces moments qui sont uniques et ne reviendront pas. C’est ce que j’essaie d’appliquer au quotidien.
Aix en Provence sous la neige
L’ascension de la face sud de la Sainte-Victoire s’est faite à un rythme tranquille. Pour profiter à fond. Marcher, grimper, sans se blesser. Arriver en haut pour prendre des photos. L’ambiance était particulière par rapport à d’habitude. Un silence particulier comme on en a lorsqu’il y a de la neige. Du champs d’oliviers en bas la croix n’était pas visible. Du brouillard, mais également de la neige partout autour. Les sentiers tout de même visibles et praticables même si glissants. Des traces de pas sont déjà présentes, je ne suis pas la première à passer ici ce matin-là. Le pas de l’escalette se passe sans trop de difficultés, le temps se dégage un peu, puis il se met à neiger lorsque je mets le pieds sur le sentier Imoucha sur la face ouest. La montée est particulière. Je l’avais faite deux fois dans ces conditions il y a deux ans en arrière. J’ai beau connaître la montée presque par coeur, les sentiers ne sont pas beaucoup visibles et encore moins plus haut au niveau de la croix où les pieds s’enfoncent dans 10 bons centimètres de poudreuses. Mais le spectacle est beau ici. Je reste un bon moment à observer et prendre quelques photos avant de redescendre doucement, sous la neige. Au fur et à mesure de la descente la neige se fait de plus en plus rare. Il n’y a déjà presque plus rien bas. Comme si tout n’avait été qu’un rêve éveillé. Il reste de ces instants mes souvenirs gravés dans ma tête, et quelques photos…
Le chat. Ce mammifère, ce félin, qui a une attitude et un caractère bien à lui. A la fois doux, sociable, câlin… mais également indépendant. Il aime se faire désirer et imposer ce que lui a décidé. Excellent comédien, il saura mettre toute une famille à genoux et à ses ordres si cette dernière est choisie… par lui ! Si vous ne connaissez pas encore le verbe sortrer, un subtile mélange de sortir et rentrer en même temps, vous ne compterez plus le nombre de fois où vous ouvrirez la porte, même en plein hiver.
Le choix d’une maison
Vous l’aurez compris. Le chat s’apparente un peu au roi des animaux, en un peu plus petit. Il ne s’impose pas par sa force, mais par son intelligence à mettre ses maîtres à genoux pour obtenir tout ce qu’il souhaite. Pour cela, il choisit avec précision sa maison en jouant sur plusieurs tableaux suivant ce qu’il souhaite obtenir…
Si la maison est encore vide d’animaux, c’est simple, un petit miaulement malheureux pour faire comprendre que j’ai faim. Une gamelle est posée, je vais me jeter dessus pour donner l’impression que je n’ai pas mangé depuis plusieurs jours. Mais il ne faut pas se leurrer, je fais le coup devant toutes les maisons que je teste. Je peux ainsi observer le comportement des propriétaires des lieux, voir s’ils sont suffisamment sensibles à mes miaulements. Puis je pars. Je reviens ainsi plusieurs jours de suite, exactement à la même heure. De façon à créer une dépendance et une extase devant tant d’organisation et d’intelligence venant d’un chat qui pourtant ne sait pas lire l’heure. Puis, je disparais sur deux ou trois jours pour aller explorer le reste de mon territoire et d’autres maisons potentielles. Les futurs esclaves sont ainsi inquiets. C’est là que je réapparais et qu’ils sont heureux de me voir. C’est à cet instant que je sais que j’ai gagné leur futur asservissement. Si la maison est déjà occupée par d’autres animaux, qu’importe… Si ce sont des chats, il faut négocier avec eux pour savoir si la cohabitation et l’entente peuvent se faire. Ou bien tout simplement s’imposer et voir si ça peut fonctionner. Avec toujours la même façon de procéder, miauler, ou tout simplement demander des câlins.
Ma famille
Vous vous demandez comment j’en arrive à les faire passer plusieurs minutes par jour devant une porte. Même en plein hiver. Là où mes amis les chiens échouent c’est qu’ils font sortir leur maître pour faire leur besoin. Alors que nous on a tout. On peut rentrer et sortir autant de fois qu’on le demande. On peut faire nos besoins dedans et dehors. Et quand on sort on ne nous attache pas pour nous surveiller.
Je peux vous parler de ma famille, car même si je leur fais faire ce que je veux, je les ai choisis et m’y suis attaché. Il y a ma famille humaine mais également ma famille chat car j’ai réussi à en faire rentrer un paquet dans cette maison ! Aujourd’hui je ne suis moi-même plus de ce monde, mais je surveille leurs allées et venues. J’ai déjà retrouvé plusieurs de mes frères et soeurs ici, et il n’en reste plus qu’un seul à présent en bas. D’ailleurs il me ressemble. Un petit rouquin avec un caractère particulier, comme ma maman les aime. Il sait ce qu’il veut et est indépendant. Mais je sais que chaque chat qui choisit cette famille a une vie heureuse, peu importe sa durée. Une vie entière à sortrer, entrer et sortir en même temps, et en permanence. A manger à sa faim. A avoir des caresses et des câlins quand on veut. Si ça ce n’est pas une belle vie de chat. Sans compter les vomis sur les canapés ou en plein milieu des tapis pour que ce soit plus difficile à nettoyer et que les draps soient changés plus souvent. Car oui, nous aimons que nos draps et nos couvertures soient toujours propres. Et si nous estimons que ça ne l’est pas suffisamment, nous le faisons comprendre de différentes façons. Il suffit qu’il reste une odeur qui nous dérange pour que nous marquions notre territoire par-dessus.
Nous sommes donc 8 chats a être entrés dans cette maison.
Le déroulement de la journée d’un chat
Vous avez très certainement en tête le déroulé parfait de notre journée. Vous pensez que l’on ne fait que manger et dormir et que c’est la journée de repos dont vous rêvez tous. Je vous arrête tout de suite. Notre journée est très chargée. A savoir que pendant que vous travaillez, nous aussi nous travaillons. Et pendant que vous dormez, nous travaillons encore.
Le matin, pour éviter tout problème de réveil, c’est à nous de réveiller tout le monde. D’abord en douceur avec quelques petits miaulements espacés et doux. Alternant avec quelques miaulements un peu plus appuyés et plus aigus. Ces miaulements vont devenir plus insistants au fur et à mesure des minutes et de notre estomac se réveillant. Si vous ne vous levez pas tout de suite, tous les moyens sont bons pour faire du bruit. Pas un bruit agréable. Non, ce petit bruit qui va d’abord passer inaperçu. Puis devenir assez vite agaçant pour vous. On va gratter le bas des portes. Un petit coup de patte pour commencer. Puis plusieurs coups très rapides. Quelques secondes de répit pour vous. Puis nous allons recommencer la même chose en y ajoutant des miaulements. Nouveau moment de répit. On repart pour une nouvelle série. Miaulements, grattements de porte, puis saut sur la poignée. C’est évident. Bien sûr que nous savons comment ouvrir les portes (si vous vous posiez encore la question). Si la porte est fermée à clé, nous nous calmons pour vous faire croire que vous pouvez continuer à dormir et que nous sommes finalement repartis nous coucher. Nous avons ainsi le champs libre pour commencer notre journée de travail, tout comme le moment où vous partez travailler.
Notre journée alterne donc entre sieste sur le canapé, sieste sur le lit, sieste au soleil. De temps en temps un petit repas, puis éventuellement un vomi sur un canapé si la journée est un peu longue. Voire un marquage de territoire si on estime que l’on nous laisse trop de temps seul. On ira même jusqu’à bouder à votre retour. Sauf si vous nous servez un bon repas, on reviendra ensuite en ronronnant. Vous aviez donc raison en imaginant notre journée…
Le chat
Nous sommes assez indépendants mais attachants. Nous émettons 100 sons différents, contre 10 pour le chien. Nous ronronnons sur une fréquence entre 20 et 50 hertz, une basse fréquence relaxante et apaisante, pour nous, mais également pour l’humain.
Adeptes des caresses et des câlins lorsque nous l’avons décidé, vous aurez du mal à vous passer de nous…
Hermes
Trouvé dans la rue et n’ayant plus de maman, j’étais tout petit et très maigre à mon arrivée dans ma maison. Chasseur né, au grand désespoir de ma maman qui est végétarienne. Tout y passe, des petits papillons aux belles ailes si fragiles, aux petits oiseaux que j’expose fièrement au milieu du salon après en avoir mangé une bonne partie, aux plus gros oiseaux que je vais cacher, sans oublier les petits lézards, geckos, petites souris que ma maman essaie de sauver… en me courant après, mais j’accepte de lui montrer lorsqu’elle me félicite. Je suis le chat le plus indépendant de la famille. Je sors beaucoup et rentre pour me reposer et faire des câlins.
Hommage à ceux partis trop tôt
Et qui resteront dans mon coeur…
Nuage
Le premier, mon Nuage… Un chat d’une grande gentillesse récupéré dans la rue.
Fifille
Elle vivait dehors et était très craintive mais était d’une grande douceur.
Orion
Un bébé chat récupéré sur un parking. Un caractère affirmé mais d’une grande gentillesse. Un chat roux aux poils longs. Je n’ai malheureusement plus de photos de lui, ses photos faisant partie des photos perdues lors du piratage de mes disques durs…
Hélia
Arrivée le jour de l’anniversaire de Nuage, elle m’a suivie dans la maison et s’est installée. Toute petite, si douce et si belle.
Pégase
Arrivé peu après le départ de Fifille. Un mâle qui cherchait un peu d’humanité au milieu de tant d’inhumanité. Un petit corps malade et rempli de plombs qui a trouvé refuge auprès des autres et a su nous faire confiance.
Météore et Olympe
Un frère et une soeur issus d’une portée dont les frères et soeurs ont été endormis. Deux chats inséparables de leur naissance à leur mort. Météore, un chat avec une grande présence. Il s’est toujours fait entendre, mais était tellement attachant. Il aimait manger et se faire caresser en même temps. Olympe, partie juste après son frère. Elle aussi tellement douce et gentille.
Ce défi de marcher pendant 24h avait été réfléchi, et tenté cet été, mais malheureusement échoué. J’avais été contrainte d’abandonner à peu près à mi-parcours après avoir passé plusieurs heures avec des douleurs au ventre.
Contrainte de le reporter, tout d’abord à la fin octobre, mais malheureusement encore un peu après suite à une blessure costale.
La date a donc été fixée au 28 décembre 2022.
Tout est prêt, la météo annoncée est parfaite. Les températures pas trop basses. Le parcours a été légèrement modifié sur les portions déjà empruntées cet été où nous avions eu quelques soucis, tombant sur des propriétés privées.
Marcher pendant 24h était un gros défi, un gros pari sur le corps et l’esprit. Allez au bout de soi-même. Pousser son corps et sa tête dans ses retranchements. Se sentir plus que tout vivant. L’effort n’est pas anodin, il demande de la préparation, mais l’apaisement mental que l’on ressent derrière n’est pas descriptible.
De Pourrières à Nans les Pins
Mon sac est prêt avec tout ce qu’il faut pour manger, se couvrir, parer aux premiers secours si besoin, s’éclairer toute la nuit, se changer, s’hydrater… Bref, le sac est bien lourd mais c’est le minimum. Avec 8,9 kg sur le dos… Départ de Pourrières à 15h le 28 décembre. Nous sommes 4 à prendre le départ pour l’entièreté du parcours : Laure, Olivier, Stéphane et moi. Nous commençons à 15h03. D’abord à 3, Stéphane étant en retard, nous le guidons par téléphone, il nous rejoint en courant au bout de 2 petits kilomètres. Il est échauffé pour la suite !
Derrière nous, la Sainte-Victoire est magnifique avec un grand ciel bleu et quelques nuages. Je suis en tee-shirt, comme régulièrement fin décembre ces dernières années en randonnant. Nous parlons, le temps passe assez vite, la commune de Pourcieux se rapproche assez vite avec le Mont Aurélien derrière. Nous traversons des petites ruelles et commençons à grimper à 16h10, nous en sommes à 6km avec une moyenne de 5,4km/h et un d+ de 87m. L’humidité se sent avec la face nord du Mont Aurélien qui n’a que très peu de soleil en cette période. C’est parti pour une partie d’un peu moins de 5km sur un sentier vallonné. Nous attaquons ensuite une belle ascension avec environ 2,5km et 500 de dénivelé positif. La montée est raide au début, puis s’adoucit. Le soleil est couché mais nous laisse de belles lueurs au loin sur la Sainte-Victoire. Il est 17h45, notre allure moyenne est à 4,7km/h.
Nous commençons à descendre, direction Nans les Pins. La descente commence et durera sur un peu plus de 6km jusqu’à la route. Nous croisons une voiture et nous apprenons que nous sommes passés par une propriété privée sur une petite portion. Il fait nuit. Nous sommes contraints de faire 2km en bord de route passante. Pas très rassurant, nous sautons de temps en temps sur le bas-côté pour marcher dans la boue près des vignes lorsque c’est possible.
Il est 19h30, nous sommes à Nans les Pins et nous dirigeons vers le centre pour retrouver nos compagnons de nuit. On arrive sur le parking un peu avant 20h30 avec 27km dans les jambes. Nous avons un bon premier ravitaillement avec thé chaud (merci Cécile !), tomates et radis (merci Bruno !), et clémentines (merci Sébastien !). Nous remplissons à fond nos poches à eau. Après 20 mn de pause, nous reprenons le chemin, cette fois-ci à 7.
De Nans les Pins à Pont de l’étoile
Notre allure moyenne est toujours à 4,7km/h malgré la pause. Elle va à présent descendre, nous attaquons l’ascension de la Sainte-Baume qui va être longue, et surtout annoncer le début d’une longue nuit. Cela fait déjà 6h que nous marchons, ce n’est pas rien.
L’ascension est agréable, en pleine forêt, sur des sentiers assez humides, étant du côté Nord. J’ai mes filles quelques minutes au téléphone qui me disent que je n’ai fait « que » 33km. Je n’avais pas regardé la montre. Elles veulent voir Laure et Olivier, et la chèvre de la Sainte-Victoire (Bruno. C’est ainsi que je le surnomme car il grimpe partout avec beaucoup de facilité). 7km plus loin et 700m plus haut, il est presque 23h et nous passons le pas de l’Aï. Après un petit passage où nous avons eu du mal à trouver le bon passage. Nous nous habillons chaudement (sauf Sébastien qui reste en short) car le vent commence à souffler et cela va être pire sur les crêtes, à découvert. Nous en sommes à 34km et nous avons 12km sur les crêtes. 12km dans le brouillard, le vent et l’humidité. 12km où nous errons un peu à la recherche de notre chemin qui est censé être à peu près droit mais qui se révèle être compliqué à suivre dans ces conditions. Cela n’est déjà pas toujours simple en journée, cela l’est encore moins à ce moment-là. Nous avons régulièrement tendance à nous déporter vers le Nord et le bord de la falaise. Nous perdons du temps à chercher la trace du GR9 et rester sur le semblant de sentier au milieu des pierres glissantes mais essayons de garder une bonne allure.
A mi-parcours sur les crêtes nous nous mettons à l’abri quelques minutes dans la petite chapelle du Saint-Pilon.
La descente commence. Nous en sommes à la moitié du temps de ce périple. 12 heures d’effort. La fatigue commence à être un peu présente car à 3h du matin, je suis d’habitude en plein sommeil profond… Mais globalement tout va bien. On s’alimente régulièrement. Je n’ai pas froid. La nuit sur les crêtes nous a bien ralentis, faisant tomber notre allure moyenne de 4,4km/h à 3,9km/h avec 300d+ supplémentaires.
Près du pic de Bertagne, nous descendons… sur les fesses pour la plupart, sauf les plus courageux et les plus à l’aise avec les descentes très glissantes. Un petit kilomètre plus bas, nous reprenons les sentiers un peu plus agréables. Petit passage par la route avec la recherche du passage que nous devons prendre. Nous perdons un peu de temps mais tout le monde met du sien pour trouver le bon sentier.
Il est presque 5h du matin. Les deux heures suivantes vont être très longues. Nous nous enfonçons au milieu de petites montagnes, entourés par la végétation très dense. Entourés par le col des Seignors et la tête de Roussargue dans un premier temps. Puis nous longeons la gorge du Renard. Au loin, sur la montagne suivante au Sud, la crête de la Galère. Nous passons un bon moment à chercher notre chemin. Dans le noir, nous avons perdu les traces car il n’y en a plus. Nous sommes à 615m d’altitude en pleine nuit. Il y a la falaise. Le moral est en berne à cet instant. Stéphane et Bruno prennent les choses en main pour chercher un accès et savoir où l’on doit passer. Bruno trouve la Croix de Bassan par laquelle nous passons à 6h48. Puis des cairns apparaissent régulièrement nous indiquant notre chemin enfin ! Olivier a retrouvé un peu d’énergie, cela me remotive après ce passage difficile. Cécile retrouve également le sourire. Tout le monde se remet à parler. 3km de descente avec le soleil qui commence doucement à nous amener un peu de lumière. Nous éteignons petit à petit nos frontales… (merci Eric et Evadict pour la mienne qui a tenu toute la nuit qui fût pourtant bien longue !) Nous nous rapprochons petit à petit du parking du Pont de l’Etoile où Ben est venu nous ravitailler ! Encore un grand merci d’être venu ! Il est 8h45. Nous marchons depuis presque 18h… 60km parcourus avec 2038d+ et une allure moyenne de 3,4km/h. L’allure descend au fur et à mesure entre la nuit et la fatigue, ainsi que les difficultés.
Nous nous ravitaillons avec du thé chaud, de la panettone et d’autres choses… Nous reprenons de l’eau. Bruno, Sébastien et Cécile s’arrêtent après avoir parcouru 33km avec nous. Un grand merci à eux de nous avoir accompagnés sur cette (longue) portion. Bravo à eux pour cet effort et ce courage. Olivier s’arrête ici également après avoir parcouru ces 60km, étant épuisé. Bravo à lui !
De Pont de L’étoile à Saint-Zacharie
Nous reprenons le chemin avec Laure et Stéphane après une heure de pause. Nous sommes épuisés mais il faut y aller. Nous modifions la fin du parcours, ne pouvant pas faire de boucle, nous faisons au mieux pour nous diriger vers Pourrières. Nous nous arrêterons à 24h de marche.
La marche devient moins agréable. Beaucoup de route mais nous n’avons pas trop le choix. Nous parlons avec Stéphane. Laure s’occupe du gps. Nous évitons de penser. On marche. On marche encore. Il est presque 12h. Nous avons faim et nous arrêtons à un abri de bus pour nous ressourcer un peu pendant 30mn. Nous avons marché 10km supplémentaires à environ 4,5km/h en moyenne. Nous garderons la même allure moyenne totale jusqu’à la fin à 3,2km/h malgré les pauses.
Nous marchons un peu, cela devient de plus en plus difficile. Stéphane s’endort. Nous trouvons un champ où nous faisons 15mn de sieste. Nous reprenons la marche. Nous titubons un peu. 3 kilomètres plus loin je leur propose de faire une nouvelle petite pause pour pouvoir terminer. Nous dormons 20mn dans un parc.
Il nous reste 30mn… nous marchons à 4,1km/h. Nous avons Mickaël en visio sur la fin pour la toute fin en direct. Rémi viendra nous chercher pour nous ramener à Pourrières où nous mangeons la brioche préparée par Laure !
24 heures…
24 heures de marche. Nous l’avons fait !!! Nous avons marché 78,05km avec 2585d+.
J’ai réussi cet incroyable défi que j’ai voulu me lancer… Un défi incroyable en émotions… La fin fût difficile, douloureuse de fatigue, de manque de sommeil… Mais… c’est un effort magnifique et magique, tellement fort en partage également. Un défi un peu fou mais à la fois si beau. Un défi qui en apprend beaucoup sur soi. Un défi qui ouvre l’esprit sur certaines choses. Un défi qui n’était pas le seul et qui ne sera pas le dernier.
Aujourd’hui, un peu plus de 24 heures après. Le corps va bien, même s’il a forcé. Pas encore de courbatures aux jambes pour le moment. Un peu aux trapèzes avec les 8kg passés sur le dos tout au long de ce périple. Le moral est au beau fixe
Un grand merci à tous… Laure et Stéphane pour m’avoir suivie dans cette folle aventure ! Olivier pour avoir fait 17h avec nous… Bruno, Sébastien et Cécile pour les ravitaillements au top et pour cette partie de nuit difficile avec nous. Un merci particulier à Bruno qui garde son sang-froid peu importe les situations et les difficultés. Merci à Ben de nous avoir suivis et encouragés virtuellement et pour nous avoir soutenus avec ce ravitaillement de fin de nuit, merci… Merci à ceux et celles qui nous ont encouragés et suivis. Eric, Frédéric, Julie… mes filles… et tant d’autres.